Date de péremption ?

Non, je ne vous parlerai pas ici d’alimentation et du débat plutôt en vogue sur les fameuses DLUO et DLC qui décorent les produits de supermarchés.

Je vais vous raconter une petite anecdote vécue pas plus tard que dimanche.

C’est une première dans ce contexte, mais pas si l’on considère tous contextes confondus.

Ce dimanche, jour du premier tour des élections municipales, je suis allée accomplir mon droit et devoir de citoyenne.

N’étant pas très enthousiaste à l’idée d’y aller seule, nous nous sommes déplacés en famille, optant pour la solution un parent/un enfant ou plus exactement l’équipe des filles contre l’équipe des garçons. Enfants briefés avant de descendre de la voiture sur le comportement à adopter, nous nous lançons : et là, tu apprécies (ou pas) de te faire dévisager, tu souris, tu te rends compte que tu ne connais pas le quart des gens de ton quartier, tu te demandes comment tu peux bien ne jamais les avoir ne serait-ce que croisés mais bref… tu franchis les différentes étapes qui te mènent vers le but ultime, ton  » a voté ! ».

Je t’épargne donc ces étapes, lecteur, puisque tu es sûrement un habitué des bureaux de vote.

Nous nous retrouvons à faire la chenille, dans un presque silence dérangeant, à se faire observer, encore. Et c’est là, au moment où l’équipe des garçons atteint le but en tête, que la question des dates de péremption s’est imposée à moi.

En effet, c’est alors que nous étions nous aussi, l’équipe des filles, sur le point d’en finir que nous nous sommes vues devancer par un vieil homme. Grand, 75/85 ans, une canne, apparemment muet mais ni sourd ni aveugle. C’est sans un mot qu’il est venu se placer devant nous, aucun, rien. Sans même un regard non plus. C’est la première fois je crois, que je me rends compte que l’agressivité peut ne passer ni par les mots ni par le regard ni même par un comportement spécifique, mais juste par une façon d’être. Il se tenait simplement debout, s’est déplacé sans bruit, rien à signaler. Mais moi, j’ai ressenti une vraie agressivité.

Je vous avoue que je ne me suis jamais posé la question des passages prioritaires lors d’une attente devant une urne.
Mais je n’ai jamais eu à attendre de cette façon non plus. Erreur tactique quant au choix de l’horaire… (à revoir pour les prochaines élections !)

Ce que je n’ai pas compris, c’est simplement pourquoi il ne l’a pas fait avec un sourire ou un simple regard ?
C’est avec sourire que je lui aurais fait une place, ainsi qu’à sa femme qui l’a rejoint en se faisant toute petite.

Sous prétexte qu’il a un certain âge, il aurait le droit d’être impoli, désagréable et méprisant ?

Et c’est là, que j’ai tilté !

Ce n’est pas la première fois que nous constatons que des personnes âgées (qui si facilement assomment les jeunes d’être mal élevés, sans éducation… les jeunes, un autre débat !) ont un comportement de ce type. J’ai toujours respecté les personnes âgées, elles ont leur âge après tout ! Mais j’avoue que de voir comme certaines sont elles-mêmes très mal élevées et irrespectueuses des autres générations, je finis par me dire que les règles de politesse doivent avoir leurs propres dates de péremption.
Attention, je ne fais pas de généralités car j’en connais de très respectables, sympathiques et bienveillantes. Mais personnellement, quand j’essaie d’inculquer à mes enfants qu’il faut respecter les gens en général, et les personnes âgées pour ce qu’elles sont et représentent, et bien moi ça me choque et ça me fâche…

Rassurez-vous, je ne poste pas cet article depuis la file d’attente du bureau de vote, l’équipe des filles a malgré tout rejoint l’équipe des garçons qui avait, du fait de ce petit événement, pris une bonne avance et nous attendait dehors, au soleil…

Je vous passe l’épisode de mon bébé rose de presque 2 ans qui, à ma grande surprise car je ne l’avais vraiment pas vu venir, s’amusait à passer d’un isoloir à l’autre (heureusement celui de son père) parce que c’est trop chouette, c’est juste la bonne hauteur et qu’en plus il faut lever la jambe, et qu’elle y arrivait toute seule !

Ainsi que l’épisode de la femme d’une soixantaine d’années, derrière nous dans la file d’attente, et qui nous dispensait ses commentaires pesants et déplacés concernant le comportement du vieil homme, sans se rendre compte au passage qu’elle était elle aussi mal élevée, violente et à la limite de la vulgarité…  » C’est moche de vieillir, si un jour je suis comme ça, tuez-moi ! » Et bien voilà madame, tu as déjà dépassé le degré que l’on peut tolérer je crois !

Finalement, ce n’est pas forcément mal de ne pas connaître TOUT son quartier, si ?

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