Mon mal #2

Comme je vous l’annonçais dans mon dernier article,

je souffre d’incontinence verbale ou diarrhée verbale.

Je parle trop.

Aujourd’hui j’essaye de me soigner, car je me suis aperçue, ces derniers mois surtout, que ça pouvait vraiment me desservir.

Attention, je ne parle pas de  » n’importe quoi  » quand je m’adresse à  » n’importe qui « .

Je ne partage pas les confidences confidentielles que l’on peut me faire.

Mais je raconte n’importe quoi sur n’importe quoi, et raconte assez facilement ce qui peut m’arriver.

C’est déjà ça, personne d’autre que moi n’est victime de mon mal.

Des exemples ?

Samedi dernier, je suis allée à La Poste pour affranchir une enveloppe (déjà là, je fais cours, mais je m’y suis prise à deux fois, parce que j’aurais pu vous expliquer que j’avais promis à quelqu’un de lui imprimer des recettes et de lui envoyer depuis un sacré moment et que je ne l’avais pas fait et qu’elle m’avait dit qu’elle voulait s’en servir fin mai et donc je n’avais plus le temps d’attendre, je devais absolument m’en occuper ! ) Donc. Arrivée devant la machine à affranchir, et le tarif indiqué, j’ai pris un malin plaisir à me venger de toutes les fois où cette ### de machine m’a rendu la monnaie sur 2€ en pièces de 1 et 2 centimes : je lui ai donné, en souriant, 1€65 ou plus exactement les 65 centimes, en petites pièces de centimes. NIAC NIAC NIAC. Je tenais ma vengeance. Sauf que. La machine ne m’a pas sorti ma vignette, mais deux demi vignettes… Oui, je vous l’accorde, moi aussi j’ai… Et  je l’ai raconté à tous les gens que j’ai vu pendant 2 jours ( au moins ! )

Voilà un exemple plutôt marrant.

On m’a récemment dit que ma vie ressemblait à un sketch, parfois, j’ai la même impression 🙂

Les fois où je le vis moins bien, c’est lorsque je parle de choses qui m’énervent, me rendent triste, que je n’ai pas le trop le moral ( comme ça arrive à tout le monde je pense… ) ou que je finis par me justifier de certaines choses alors que je ne devrais pas le faire. Là c’est plus compliqué.

Du fait de cette incontinence, je pense que les gens ne font pas toujours la différence entre ce que je dis pour demander un conseil par exemple, ou ce que je dis comme ça, parce que parfois, on dit les choses comme ça, sans attendre de solution, d’avis ou de jugement. Enfin moi en tout cas. Ce qui me gène là-dedans, c’est que dans ces cas-là, je me sens enfermée dans ce qui ne va pas. Parfois on a besoin d’en discuter, et parfois on a juste besoin de  » dire « , d’en parler. En gros, ça va faire grincer des dents, mais je râle, ou plutôt j’extériorise, essayez, ça fait du bien !

Une idée cadeau ?? lol

Paradoxalement, le peu de fois où j’essaye de tenir ma langue, on pense qu’il y a un problème, que ça ne va pas, ou que je suis fâchée. Mais non, je me soigne. Enfin, j’essaye.

 

Bref, j’ai rappelé mon psy.

 

 

Publicités

Une réflexion sur “Mon mal #2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s