Mon mal

Je crois pouvoir dire que je n ‘ai pas toujours été comme ça.

Enfant, c’était même plutôt l’inverse si je me souviens bien,
en tous cas hors du cadre familial restreint et de mes copines.

Mais en grandissant, ce mal m’a pris.

Plus jeune, ça ne me dérangeait pas, parfois j’en constatais les effets en lisant les appréciations de mes professeurs sur mes bulletins,
mais ça ne m’a jamais vraiment handicapée, j’avais même des résultats corrects.

C’est aujourd’hui, maintenant que je suis adulte et maman, que je me rends compte de ces effets négatifs.

Cette annonce risque d’étonner les lecteurs qui ne me connaissent pas, mais pas les personnes qui me connaissent bien.
Les rassurées peut-être, de savoir que je sais et que je compte ( essayer de ) me soigner.

J’essaye parfois, mais ça n’est pas toujours compris.

Alors je rechute…

Allez, je me lance :

Je souffre d’incontinence verbale, ou diarrhée verbale.

Enfin je parle trop quoi.

Voilà, vous savez.

Ne souriez pas, un peu de respect voyons !

Merci de votre compréhension.

Et à bientôt, pour vous expliquer mon quotidien avec cette drôle de maladie.

 

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Accident

Définition du Larousse :

  • Événement fortuit qui a des effets plus ou moins dommageables pour les personnes ou pour les choses : Accident de la route.
  • Événement inattendu, non conforme à ce qu’on pouvait raisonnablement prévoir, mais qui ne le modifie pas fondamentalement : Un échec qui n’est qu’un accident dans une brillante carrière.

Il s’agit donc par définition de quelque chose que l’on ne peut pas anticiper. C’est une sorte de fatalité.

C’est quelque chose qu’on l’on redoute, encore plus souvent lorsqu’on est maman non ?

Ne vous sentez pas épargnés, nous sommes tous concernés. Nous sommes tous des victimes potentielles de ces hypothétiques accidents.

Je me suis rendu compte aujourd’hui, même si je le savais déjà, qu’on ne peut pas tout empêcher.

Je ne suis pas de ces mamans stressées dès que leur progéniture trébuche, se cogne…

On m’a à plusieurs reprises regardée de travers quand, au parc, mon fils de 2 ans environ, tombait, et que je n’arrivais pas en courant pour l’inspecter sous toutes les coutures. Je l’ai fait, au début, puis je me suis rendue compte que ça ne servait à rien, il ne pleurait pas, et m’envoyait même promener… Alors j’attendais, écoutais, regardais, lui demandais si ça allait et il repartait trotter comme un fou. Je ne dis pas que je n’ai jamais eu peur qu’il ne se fasse mal, je n’étais pas spécialement fière de me promener avec un petit bonhomme tout bosselé. Mais je le laissais gérer puisque c’est ce qui semblait lui convenir…

Ça ne signifie pas pour autant que je le laissais faire n’importe quoi, je lui fixais des limites, à 2 ans, il faut  » apprendre  » les dangers. Mais il arrivait très très bien à tomber juste en courant, et de préférence entre les parties de revêtement qui servent à amortir les chutes justement. Sinon ce n’est pas drôle !

Nous avons éviter les chutes dans les escaliers, nous avons mis une barrière, poser des interdits au sujet des fenêtres, des produits d’entretien, les choses évidentes me direz-vous.

Il s’est coincé les doigts dans la porte-fenêtre une fois, heureusement le joint en caoutchou faisait exactement l’épaisseur de ces si petits doigts, il n’a pas eu un bleu ! Bébé rose a préféré la porte de la cuisine, qui elle n’a pas de joint. Ouille.

Je me fâche assez régulièrement pour qu’ils ne viennent pas traîner dans la cuisine lorsque j’y suis occupée. Comme ce matin.

Je préparais le déjeuner, comme tous les jours, et de bonne heure car le lundi Bébé rose va à la garderie à 14h donc je lui fais faire la sieste avant. Comme souvent, elle me suivait, tournait, chantait, taquinait le chien. Jusqu’au moment où j’ai fini par me fâcher parce que ça devenait trop dangereux de la laisser faire. Je l’ai donc envoyé jouer dans le salon, ce qu’elle n’a pas apprécié puisque c’est à contre-cœur, en pleurant, qu’elle a fini par s’y résoudre. Me voilà donc toute à mon repas. Deux casseroles d’eau sur le feu, du riz, des œufs.

C’est au moment d’enlever la casserole du feu, que j’ai fait un pas en arrière et que je me suis aperçue que ma toute petite poulette se trouvait derrière moi, m’obligeant à stopper brusquement mon mouvement… et forcément, je n’ai pas pu empêcher l’eau de passer par-dessus la casserole. Je l’ai poussée, je ne sais pas comment, mais l’eau éclabousse… Sa tête. Elle s’est mise à hurler, je l’ai prise dans mes bras, me suis imaginé des choses horribles, des images terribles de son si joli petit visage, et je crois que là, vraiment, j’ai paniquée comme c’est rarement arrivée dans de pareils cas. Peut-être parce que cette fois le risque était différent des précédents…

J’ai regardé, mis un peu d’eau froide, mais n’y connaissant rien en brûlure, je ne savais pas quoi penser. J’ai appelé son papa, 11 fois. Puis je suis partie. Il ne semblait pas y avoir de marques importantes mais c’était au niveau de son œil donc j’étais d’autant plus inquiète. Après un bref passage à la pharmacie, où on m’a conseillé d’aller au urgences au cas où, puis une petite visite sur le lieu de travail de papa (ex-pompier) pour avoir son avis, nous sommes parties aux urgences. Angoisse.

Et je n’oublierai pas le regard de l’infirmier qui a daigné nous demander la raison de notre venue, après 20 minutes à patienter alors qu’il n’y avait personne devant nous ( la personne qui était là à notre arrivée nous a demandé d’attendre, c’est un autre qui est arrivé ensuite, c’était l’heure du déjeuner, donc j’imagine qu’il devait absolument prendre sa pause… ), cet infirmier donc, qui m’a regardé comme si j’avais été négligente. Ni plus ni moins. Comme si je ne m’étais pas rendu compte de la gravité de ce genre d’accidents, et comme si j’avais laissé ma fille jouer avec une casserole d’eau bouillante. Pardon mais… pauvre con.

Il a finalement appelé un médecin, qui a regardé, qui a dit  » oui on l’enregistre « , puis  » Surveillez, si ça gonfle il faut revenir ou voir un ophtalmo « , Pipette-Rose si elle se plaint. C’est tout. Donc on y est allé pour rien. Elle n’a rien. Rien de grave.

C’était un accident. Je m’étais fâchée, je savais que ça pouvait être dangereux qu’elle soit là, elle était sortie de la pièce. J’ai fait ce que je pouvais. Malheureusement, c’est arrivé. Heureusement, elle n’a rien. Quelle peur. Quelle horreur. Quel soulagement, quel bonheur. Quelle leçon.

Je fais partie de celle qui ont eu de la chance, un accident qui n’a pas pas été  » dommageable  » pour ma fille. Mais il existe des gens, des enfants qui n’ont pas cette chance. Je me souviens notamment d’un article que j’avais lu sur un blog ( pardon, à force de lire, avec le temps, je ne sais plus toujours d’où ils viennent, si tu te reconnais, fais-moi signe ! ) racontant l’accident arrivé à une petite puce, malgré les précautions prises par sa famille, qui s’était brûlée avec une tasse de café. Elle n’avait pas eu notre chance.

Je tire deux conclusions de ce qu’il nous est arrivé aujourd’hui :

Soyez vigilants, toujours, tout le temps. Ne lâchez rien.

Mais souvenez-vous qu’un accident… est un accident, qu’on ne peut pas tout éviter.

Et une troisième :

Et que les professionnels que vous allez consulter dans ces cas-là, ne vous connaissent pas, ne savent pas, n’ont peut-être jamais connu cette peur horrible, et qu’ils vous jugeront sans savoir que vous faites chaque jour tout ce que vous pouvez pour qu’ils n’arrivent rien à la prunelle de vos yeux. Mais que vous ne pouvez pas tout empêcher.

 

 

 

 

Là-bas…

Comme je le disais vendredi ici, nous nous sommes exilés dans un monde parallèle pendant 2 jours.
Oui oui, un monde parallèle, je peux le dire maintenant que j’en suis revenue.

C’était juste… génial.

Nous avions envie de calme et de nature, et je ne vois pas de meilleure façon de vous l’expliquer qu’en vous montrant le cadre dans lequel nous avons passé ces deux jours :

Vue depuis le gîte

Le gîte

Depuis la table, à l’heure de l’apéro…

Cette vue…

De quoi courir…

Nous avons donc passé 2 jours dans ce décor et nous nous sommes promenés.

Nous sommes descendus jusqu’au village, par un chemin à flanc de montagne oui, mais vraiment étroit. Moi qui suis sujette au vertige, j’ai failli m’arrêter pour pleurer 2 ou 3 fois. Je n’ai pas de photo de ces moments-là, j’étais trop occupée à avancer pour me débarrasser de ce chemin, pour vous dire, je n’ai que très peu profiter du paysage, je ne regardais que mes pieds et les cailloux.

Pour remonter, j’ai donc demandé à mon guide de mari de passer par la route. C’était plus long, mais moins effrayant pour moi. Jusqu’au moment où, il m’a proposé de monter en ligne droite à travers la montagne. J’ai accepté. Mais pourquoi ???

Je me demande encore ce qui a pu me passer par la tête. Nous sommes donc montés en escaladant, grimpant, rampant… On en a ch… pour parler vulgairement. J’ai eu peur. Le dernier tiers a été un supplice, je n’y arrivais plus, je tremblais et n’avais plus de force.

Monsieur (qui avait Bébé rose dans son porte-bébé spécial randonnée ) m’a aidé, aidait aussi Bébé bleu qui du haut de ses 5 ans a super bien géré ( mais il avait de l’entraînement grâce à ses promenades en Gardiole avec son papa hein ! ) et quand ENFIN nous sommes arrivés en haut, j’ai cru que j’allais tomber raide ! Mais non…

C’était fou, j’en ai encore des courbatures, mais je l’ai fait. C’est sûr, nous sommes fous…

Nous sommes montés par la gauche, ça ne rend vraiment rien en photo, dommage…

Nous sommes allés nous promener au bord du lac du Salagou que nous voyons depuis le gîte :

Et voici quelques photos prises depuis le chemin qui mène au gîte :

Les photos ne sont malheureusement pas à la hauteur de la réalité, c’est dommage, mais ça vous donne une idée…

Ce weekend était celui que nous espérions, nous avons tous adoré l’endroit, le cadre, les enfants ont pu courir, crier, se jeter dans l’herbe, nous avons tous joué au foot, au rugby, nous avons caressé les chevaux qui venaient nous saluer 2 fois par jour…

Nous avons déjeuné au village, qui n’est pas du tout aussi calme que je l’imaginais lorsque j’ai écrit l’article de vendredi, c’est petit oui, mais animé ! Et vraiment joli…

Nous sommes rentrés dimanche en une petite heure seulement, le changement de paysage était radical, et en si peu de temps c’est assez étonnant !

Et maintenant, il faut revenir à la vie réelle, mon Nain bleu est retourné à l’école ce matin, garderie pour mon Bébé rose cet après-midi… moi je flotte encore…

En campagne !

Mais qu’est-ce qu’elle dit ? De quoi elle parle ? De politique ??

Mais noooon…

Vous n’avez jamais ressenti le besoin de changer d’air ?

Vous n’avez jamais eu envie de vous exiler dans un endroit calme, entouré de nature et de grands espaces ?

De ces lieux où l’on se moque que les enfants courent partout, crient, où il n’y a pas de ménage ou de courses à faire, où vous n’aurez pas d’impératifs, pas de regards scrutateurs sur votre famille ou vous-même, et vous n’aurez pas besoin de prendre votre voiture ?

Et bien moi, si. Depuis un moment déjà, car je me souviens avoir cherché l’été dernier un endroit susceptible de satisfaire ce besoin.

Seulement, m’y étant prise au dernier moment, j’avais rapidement abandonné.

Mais la fatigue générale engendrée par les derniers mois quelque peu éprouvants et le retour du soleil et de l’envie de bouger ont réveillé cette idée ! Après concertation familiale, nous avons donc entrepris des recherches.

Monsieur n’ayant pu avoir aucun des ponts de ce début de mois, nous avons failli abandonner une nouvelle fois, mais finalement, ne nous laissons pas abattre, pourquoi ne pas partir que deux jours, pas trop loin ?

Notre région nous offre des possibilités de toutes sortes, sans faire des heures de route, donc autant en profiter !

Et voilà, nous avons donc cherché, fouillé, fouiné, et trouvé…( wouh ce suspense insoutenable !!! )

Nous allons donc nous exilé, à moins d’une heure de chez nous, mais loin de tout.

Seuls, dans un gîte au milieu d’un terrain de 15 hectares de verdure !


De quoi courir, sauter, se rouler dans l’herbe, rire, se reposer, et surtout profiter.

Des informations en plus ?

Lorsque nous avons eu le propriétaire au téléphone, il nous a expliqué qu’il y avait 900 m de chemin de terre à parcourir pour arriver jusqu’à la maison. Ok.

Une autre ?

Les réserves d’eau ont été remplies la veille de notre appel, ah ? Oui, l’eau n’est pas potable !

Sinon, le village est à 20 min par un chemin pédestre à flanc de montagne.

Attention, il y a une épicerie et même des pizzas à emporter !
Bon, l’épicerie ferme à 12h15 et pour les pizzas ce n’est ouvert qu’aux mois de juillet et août.
Il reste heureusement le café qui fait aussi restaurant et pizzeria qui est ouvert de 8h à 1h !

Enfin je vous dis ça pour le folklore et parce que ça m’amuse, mais nous partons avec de quoi faire des barbecues et des salades !

A nous la vie au grand air, l’aventure et le dépaysement !

A suivre donc, si on rentre un jour… 😀

Hop hop hop, je vous entends d’ici vous dire qu’il n’y a peut-être même pas d’électricité, c’est vrai je n’en parle pas…

Non parce que nous n’avons pas demandé, vous l’avez le réflexe de demander ça vous ?

Le doute donc. Mais rassurez-vous, j’ai regardé les photos avec plus d’attention, il y a une lampe de chevet et même une ampoule au plafond. Cool. 😀

Bon weekend donc. 😉

Fin de saison !

Voilà une petite dizaine de jours que je ne trouve pas le temps d’écrire d’articles.

Mais pourquoi donc ?

Et bien parce que comme l’année dernière, le mois d’avril fut une sorte d’apothéose microbo-médical.

Je m’explique.

L’année dernière, l’hiver fut rude pour mes nains.
J’ai passé environ 4 ou 5 mois à courir chez le médecin généraliste, la pharmacie, le pédiatre, la pharmacie, le médecin généraliste, la pharmacie, puis le pédiatre, et la pharmacie, etc, etc, etc…

Ils ont alterné gastro et divers maladies ORL classiques.
Sauf qu’arrivé au mois d’avril, mon pauvre loulou bleu n’en pouvait plus, il a fini avec une gastro qui n’en finissait plus, il était épuisé, je ne savais plus quoi faire !
Dès la fin du traitement, c’était reparti.
Il a fini sous antibiotique, une semaine à la maison (3 car juste au moment des vacances ), pour ce qui était censé être une simple gastro.
Puis la fin de saison sonnait. Ô joie ! C’était sa dernière maladie de l’année. Mais quelle maladie…

Jusqu’au mois de décembre de cette nouvelle année scolaire…
Cette année, pas de gastro ( Hourra !!! ) c’est déjà ça, mais des semaines de toux, de nez bouché, de fatigue à cause de nuits pourries.
Depuis les vacances d’hiver, les choses ont empirées, malgré les aérosols prescrits par les pédiatres etc.
Je voyais mon nain fatigué, je l’entendais tousser la nuit, j’avais beau aller chez le médecin rien y faisait !

Plus de batterie !

Puis, il a eu des cloques sur un bras, petites mais bizarres…
Rendez-vous improvisé un samedi matin chez le pédiatre qui s’est satisfait d’un  » je ne sais pas, vous n’avez qu’à mettre de l’éosine « .

Le lundi, trop moche, je l’emmène chez le généraliste : verrues bizarres ou piqûres d’insecte ?
Crème antibiotique. A suivre. J’en profite pour dire que ce n’est pas normal, qu’il tousse toujours, que rien n’y fait, qu’il n’est pas en forme, et elle m’envoie lui faire faire une prise de sang dont les résultats seront normaux. Tant mieux !

Impossible de voir un dermatologue rapidement, je le laisse aller à l’école avec pansement et manche longue, on avait beau me dire que ce n’était rien, je ne savais pas ce que c’était, et j’ai une conscience moi !
Je pleurniche et obtiens un rendez-vous chez un dermatologue 10 jours plus tard.
( J’en ai profité pour prendre rendez-vous chez un ORL, pas avant fin mai. Puis chez un ophtalmo, le dentiste. Donc il aura une bonne révision complète avant l’été ! )

Le mercredi, vraiment inquiétant malgré qu’il soit plutôt en forme, ses boutons devenaient une grosse boursouflure jaunâtre. Avis d’un autre pédiatre, herpès. Très contagieux. Pas d’école. Repos et traitement adéquat. Inquiétude et soulagement. Herpès ??? Diagnostic !!!

J’ai fini par investir dans des choses naturelles pour soigner sa toux, ça a été radical, je vous en parlerai dans un prochain article !

Rendez-vous chez le dermatologue, apparemment c’était bien de l’herpès, le traitement de la généraliste n’était pas mal même si le diagnostic n’était pas le bon, en revanche le pédiatre avait le bon diagnostic mais le traitement était partiellement inutile. Super. J’ai appris pleins de choses sur ce virus que je ne connaissais pas vraiment… Et je suis encore plus perplexe sur tout ce parcours du combattant ! Mais c’est passé, j’ai des réponses, c’est le principal !

C’est parti pour des vacances ENFIN cool. Et oui, comme l’an dernier, fin avril, tout est passé.
Fin de saison ! ( Pourvu que ça ne me porte pas la poisse de dire ça… gloups )

C’est quand même dingue non ?!

Heureusement en réalité, parce que j’étais sur le point de devenir dingue et de m’en prendre à un médecin…

Voilà les raisons de mon absence ces derniers jours, car j’ai été moi-même lessivée par toutes ces mésaventures, je n’avais plus d’énergie, plus de courage et plus d’idées…

Puis il y a eu l’anniversaire de mon bébé rose, 2 bougies !

Les choses semblent reprendre leur cours, déjà presque une semaine de vacances de passée.
Nous allons en profiter, et après je reprendrai le rythme habituel, et essayerai de prendre un peu de temps pour moi. C’est nécessaire, j’en ai besoin.

( Vous noterez que je vous ai épargné les photos des pustules herpétiques de mon pauvre nain, non, ne me remerciez pas… )

Aveu…

Il faut que je vous dise.

Je ne peux pas garder ça sur la conscience plus longtemps.

Peut-être me comprendrez-vous ? Ou pas.

Voilà, mon bébé rose aura 2 ans dans moins d’une semaine. Dans 6 jours. Mardi prochain. Le 29 avril. GLUPS.

Mais à dire vrai, ce n’est pas la première fois que je fais ça.
Je récidive. Mais là, avec grosse préméditation. Depuis plusieurs mois, je prépare mon coup.

Je m’en frotte, les mains, impatiente. C’est moche hein ?

En fait voilà, il y a quelques mois, avant Noël, alors que j’étais à la recherche de cadeaux nainesques, j’ai connu ce qu’on appelle un coup de cœur. Un gros. Du genre qui te fait hésiter, beaucoup beaucoup. Puis la raison l’a emporté. J’ai résisté.

Mais je savais que ce serait temporaire. Que je craquerai dans les mois suivants…

Et voilà. C’est fait. Adieu raison. Bonjour poupée Corolle de mes rêves !!!

Oui oui, de MES rêves. C’est nul hein ?
Non mais d’accord, c’est pour elle pas pour moi.

Il n’empêche que j’ai bien le droit de me faire plaisir aussi non ?

Une de mes joies à l’idée d’avoir une naine c’était celle-là, de pouvoir acheter des poupées Corolle !
Alors je fais ce que je veux. Et celle-là, elle est trop belle. Elle me fait penser à mon bébé rose quand il était bébé justement.
Et puis ces vêtements… Ils sont trop mignons et douillets.

Et puis, il y a des collections, je ne l’aurai probablement plus trouvée l’année prochaine, ou celle d’après, ou d’encore après.

Le seul soucis, c’est que la naine avait l’air de s’intéresser aux chevelues. Et que mon coup de cœur est bel et bien chauve.

Et là, gros dilemme. Harcèlement de conscience. Et tant pis. On va en trouver une autre avec des cheveux.

Enfin, une deuxième. Pas une  » à la place de « , je viens de dire que j’aurais risqué de ne plus la trouver après.

Soyons cohérents quand même !

Donc on en a trouvé une autre. Chevelue. Une Nenuco comme j’aimais bien aussi quand j’étais petite. Oui je sais…

Non mais pour être totalement honnête, je n’offre que des choses qui me plaisent. Toujours.

C’est parfois difficile mais je ne peux pas offrir quelque chose que je n’aime pas.

Mais attention, je le fais intelligemment quand même !

Par exemple, si je dois acheter un dinosaure à mon nain bleu, je vais en chercher qui ont une tête qui me plaît.

Vous suivez ?

En gros, je fais comme si le cadeau était pour moi… oui c’est un peu honteux et en même temps je trouve ça plutôt sympa parce que j’essaie de concilier les deux et que j’aime faire plaisir et faire des cadeaux. D’ailleurs je m’y prends souvent très en avance quand je sais qu’un anniversaire ou Noël, ou une occasion quelle qu’elle soit approche…

Bref, tout ça pour dire que mon bébé rose va être bien gâté pour son anniversaire, et que je vais pouvoir jouer à la poupée. Avec elle.

Je vais lui prêter quand même, je ne suis pas vache… 🙂

Allez, avouez que vous aussi, vous vous faites plaisir !

Ce que je pourrais être…

Je suis maman. Je vous ai énuméré toutes ces choses que je ne suis pas mais que je pourrais être. Parce que oui, je suis maman mais ce n’est pas pour autant que je ne peux pas être autre chose. Je suis maman et je pense que je serai toujours maman avant tout mais pas rien d’autre non plus.

Je n’ai clairement pas choisi le chemin le plus simple, j’ai commencé par faire des enfants. Je vous épargne les commentaires auxquels j’ai eu droit. Mais de quoi je me mêle j’ai envie de dire ! Non ? C’est fou comme les gens ont une capacité à mettre leur grain de sel dans la soupe des autres plutôt que de s’occuper de la leur ! C’était un choix, notre choix, à Monsieur et moi, comme souvent, c’était le choix de notre couple comme celui de beaucoup d’autres avant nous.

Aujourd’hui, j’ai envie de poursuivre mon chemin. De trouver dans quelle direction je dois aller.

Et c’est là que les choses se compliquent. Parce que oui, j’ai des enfants, je dois prendre ce petit détail en considération bien sûr.

Alors non, je ne peux pas faire n’importe quoi, je ne peux pas forcément toujours faire ce que j’ai envie non plus.

Alors il faut trouver, et ce n’est pas évident. Toujours être partagée entre ses envies et sa culpabilité si…

Alors je cherche… et je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas.

Alors on cherche. Et on a des idées, démontées en moins de deux minutes comme un vulgaire château de cartes.

Alors il faut chercher encore. Reconstruire, se projeter, imaginer. Et on recommence…encore et encore.

On trouve parfois une idée mais… il faut faire une formation de deux années, avec un enfant en bas âge, il faut une place en crèche, un financement car il faut nourrir ces petites bouches avant toute chose.

Vous voyez où je veux en venir ?

Oui, je râle. Parce que les mères au foyer sont plus ou moins mal vues, mais lorsqu’elles font le choix de vouloir s’investir à nouveau dans une vie professionnelle, elles ne sont pas vraiment soutenues. Ou en tout cas pas traitées « en conséquence ».

Je suis révoltée lorsque je vois ce que l’on attribue à des gens qui n’ont aucune bonne volonté, alors qu’on n’aide pas ceux qui veulent faire quelque chose. Il y a des glandeurs avec un bac+5 comme des gens plein de bonne volonté et de capacités qui n’ont pas de diplôme. Mais eux, sans CV béton, on ne leur accorde que peu d’importance, et pas de place en crèche.

Je suis énervée de voir que pour une reprise d’étude ou une formation, on passe après tout le monde pour l’obtention d’une place en crèche. Ça peut paraître logique dans un sens, mais injuste quand même.

En ce qui me concerne, j’ai renoncé pour l’an prochain. Mon bébé rose entrera à l’école l’année suivante, je me laisse un an pour tester un projet qui me tient à cœur, comme ça je n’aurai pas le regret de ne pas avoir essayer. Je ne ferai pas rien. Au final, je n’ai à aucun moment fait « rien ».

Et oui, je suis mère au foyer mais je suis une formation par correspondance en ce moment, je m’implique dans mon blog, je participe à un atelier d’écriture, tout est cohérent, je ne fais pas rien sachez-le.

Et après ? Après, on verra…