C’est un fait…

On me dit que mon Bébé rose me ressemble quasi chaque jour.

Je la trouve tellement mignonne que je suis un peu gênée.

Moi j’ai surtout trouvé qu’elle ressemblait à ma maman.

En même, je ressemble à ma maman aussi apparemment.

Il y a comme une logique dans tout ça non ?

Bref, toujours est-il qu’hier, cherchant une photo de moi bébé à publier sur Facebook pour répondre à une nomination ( de ma belle-sœur ! ),

je suis tombée de ma chaise en revoyant ces photos.

Je vous laisse juger par vous-même :

Alors, ressemble ou ressemble pas ?

Accident

Définition du Larousse :

  • Événement fortuit qui a des effets plus ou moins dommageables pour les personnes ou pour les choses : Accident de la route.
  • Événement inattendu, non conforme à ce qu’on pouvait raisonnablement prévoir, mais qui ne le modifie pas fondamentalement : Un échec qui n’est qu’un accident dans une brillante carrière.

Il s’agit donc par définition de quelque chose que l’on ne peut pas anticiper. C’est une sorte de fatalité.

C’est quelque chose qu’on l’on redoute, encore plus souvent lorsqu’on est maman non ?

Ne vous sentez pas épargnés, nous sommes tous concernés. Nous sommes tous des victimes potentielles de ces hypothétiques accidents.

Je me suis rendu compte aujourd’hui, même si je le savais déjà, qu’on ne peut pas tout empêcher.

Je ne suis pas de ces mamans stressées dès que leur progéniture trébuche, se cogne…

On m’a à plusieurs reprises regardée de travers quand, au parc, mon fils de 2 ans environ, tombait, et que je n’arrivais pas en courant pour l’inspecter sous toutes les coutures. Je l’ai fait, au début, puis je me suis rendue compte que ça ne servait à rien, il ne pleurait pas, et m’envoyait même promener… Alors j’attendais, écoutais, regardais, lui demandais si ça allait et il repartait trotter comme un fou. Je ne dis pas que je n’ai jamais eu peur qu’il ne se fasse mal, je n’étais pas spécialement fière de me promener avec un petit bonhomme tout bosselé. Mais je le laissais gérer puisque c’est ce qui semblait lui convenir…

Ça ne signifie pas pour autant que je le laissais faire n’importe quoi, je lui fixais des limites, à 2 ans, il faut  » apprendre  » les dangers. Mais il arrivait très très bien à tomber juste en courant, et de préférence entre les parties de revêtement qui servent à amortir les chutes justement. Sinon ce n’est pas drôle !

Nous avons éviter les chutes dans les escaliers, nous avons mis une barrière, poser des interdits au sujet des fenêtres, des produits d’entretien, les choses évidentes me direz-vous.

Il s’est coincé les doigts dans la porte-fenêtre une fois, heureusement le joint en caoutchou faisait exactement l’épaisseur de ces si petits doigts, il n’a pas eu un bleu ! Bébé rose a préféré la porte de la cuisine, qui elle n’a pas de joint. Ouille.

Je me fâche assez régulièrement pour qu’ils ne viennent pas traîner dans la cuisine lorsque j’y suis occupée. Comme ce matin.

Je préparais le déjeuner, comme tous les jours, et de bonne heure car le lundi Bébé rose va à la garderie à 14h donc je lui fais faire la sieste avant. Comme souvent, elle me suivait, tournait, chantait, taquinait le chien. Jusqu’au moment où j’ai fini par me fâcher parce que ça devenait trop dangereux de la laisser faire. Je l’ai donc envoyé jouer dans le salon, ce qu’elle n’a pas apprécié puisque c’est à contre-cœur, en pleurant, qu’elle a fini par s’y résoudre. Me voilà donc toute à mon repas. Deux casseroles d’eau sur le feu, du riz, des œufs.

C’est au moment d’enlever la casserole du feu, que j’ai fait un pas en arrière et que je me suis aperçue que ma toute petite poulette se trouvait derrière moi, m’obligeant à stopper brusquement mon mouvement… et forcément, je n’ai pas pu empêcher l’eau de passer par-dessus la casserole. Je l’ai poussée, je ne sais pas comment, mais l’eau éclabousse… Sa tête. Elle s’est mise à hurler, je l’ai prise dans mes bras, me suis imaginé des choses horribles, des images terribles de son si joli petit visage, et je crois que là, vraiment, j’ai paniquée comme c’est rarement arrivée dans de pareils cas. Peut-être parce que cette fois le risque était différent des précédents…

J’ai regardé, mis un peu d’eau froide, mais n’y connaissant rien en brûlure, je ne savais pas quoi penser. J’ai appelé son papa, 11 fois. Puis je suis partie. Il ne semblait pas y avoir de marques importantes mais c’était au niveau de son œil donc j’étais d’autant plus inquiète. Après un bref passage à la pharmacie, où on m’a conseillé d’aller au urgences au cas où, puis une petite visite sur le lieu de travail de papa (ex-pompier) pour avoir son avis, nous sommes parties aux urgences. Angoisse.

Et je n’oublierai pas le regard de l’infirmier qui a daigné nous demander la raison de notre venue, après 20 minutes à patienter alors qu’il n’y avait personne devant nous ( la personne qui était là à notre arrivée nous a demandé d’attendre, c’est un autre qui est arrivé ensuite, c’était l’heure du déjeuner, donc j’imagine qu’il devait absolument prendre sa pause… ), cet infirmier donc, qui m’a regardé comme si j’avais été négligente. Ni plus ni moins. Comme si je ne m’étais pas rendu compte de la gravité de ce genre d’accidents, et comme si j’avais laissé ma fille jouer avec une casserole d’eau bouillante. Pardon mais… pauvre con.

Il a finalement appelé un médecin, qui a regardé, qui a dit  » oui on l’enregistre « , puis  » Surveillez, si ça gonfle il faut revenir ou voir un ophtalmo « , Pipette-Rose si elle se plaint. C’est tout. Donc on y est allé pour rien. Elle n’a rien. Rien de grave.

C’était un accident. Je m’étais fâchée, je savais que ça pouvait être dangereux qu’elle soit là, elle était sortie de la pièce. J’ai fait ce que je pouvais. Malheureusement, c’est arrivé. Heureusement, elle n’a rien. Quelle peur. Quelle horreur. Quel soulagement, quel bonheur. Quelle leçon.

Je fais partie de celle qui ont eu de la chance, un accident qui n’a pas pas été  » dommageable  » pour ma fille. Mais il existe des gens, des enfants qui n’ont pas cette chance. Je me souviens notamment d’un article que j’avais lu sur un blog ( pardon, à force de lire, avec le temps, je ne sais plus toujours d’où ils viennent, si tu te reconnais, fais-moi signe ! ) racontant l’accident arrivé à une petite puce, malgré les précautions prises par sa famille, qui s’était brûlée avec une tasse de café. Elle n’avait pas eu notre chance.

Je tire deux conclusions de ce qu’il nous est arrivé aujourd’hui :

Soyez vigilants, toujours, tout le temps. Ne lâchez rien.

Mais souvenez-vous qu’un accident… est un accident, qu’on ne peut pas tout éviter.

Et une troisième :

Et que les professionnels que vous allez consulter dans ces cas-là, ne vous connaissent pas, ne savent pas, n’ont peut-être jamais connu cette peur horrible, et qu’ils vous jugeront sans savoir que vous faites chaque jour tout ce que vous pouvez pour qu’ils n’arrivent rien à la prunelle de vos yeux. Mais que vous ne pouvez pas tout empêcher.

 

 

 

 

Aveu…

Il faut que je vous dise.

Je ne peux pas garder ça sur la conscience plus longtemps.

Peut-être me comprendrez-vous ? Ou pas.

Voilà, mon bébé rose aura 2 ans dans moins d’une semaine. Dans 6 jours. Mardi prochain. Le 29 avril. GLUPS.

Mais à dire vrai, ce n’est pas la première fois que je fais ça.
Je récidive. Mais là, avec grosse préméditation. Depuis plusieurs mois, je prépare mon coup.

Je m’en frotte, les mains, impatiente. C’est moche hein ?

En fait voilà, il y a quelques mois, avant Noël, alors que j’étais à la recherche de cadeaux nainesques, j’ai connu ce qu’on appelle un coup de cœur. Un gros. Du genre qui te fait hésiter, beaucoup beaucoup. Puis la raison l’a emporté. J’ai résisté.

Mais je savais que ce serait temporaire. Que je craquerai dans les mois suivants…

Et voilà. C’est fait. Adieu raison. Bonjour poupée Corolle de mes rêves !!!

Oui oui, de MES rêves. C’est nul hein ?
Non mais d’accord, c’est pour elle pas pour moi.

Il n’empêche que j’ai bien le droit de me faire plaisir aussi non ?

Une de mes joies à l’idée d’avoir une naine c’était celle-là, de pouvoir acheter des poupées Corolle !
Alors je fais ce que je veux. Et celle-là, elle est trop belle. Elle me fait penser à mon bébé rose quand il était bébé justement.
Et puis ces vêtements… Ils sont trop mignons et douillets.

Et puis, il y a des collections, je ne l’aurai probablement plus trouvée l’année prochaine, ou celle d’après, ou d’encore après.

Le seul soucis, c’est que la naine avait l’air de s’intéresser aux chevelues. Et que mon coup de cœur est bel et bien chauve.

Et là, gros dilemme. Harcèlement de conscience. Et tant pis. On va en trouver une autre avec des cheveux.

Enfin, une deuxième. Pas une  » à la place de « , je viens de dire que j’aurais risqué de ne plus la trouver après.

Soyons cohérents quand même !

Donc on en a trouvé une autre. Chevelue. Une Nenuco comme j’aimais bien aussi quand j’étais petite. Oui je sais…

Non mais pour être totalement honnête, je n’offre que des choses qui me plaisent. Toujours.

C’est parfois difficile mais je ne peux pas offrir quelque chose que je n’aime pas.

Mais attention, je le fais intelligemment quand même !

Par exemple, si je dois acheter un dinosaure à mon nain bleu, je vais en chercher qui ont une tête qui me plaît.

Vous suivez ?

En gros, je fais comme si le cadeau était pour moi… oui c’est un peu honteux et en même temps je trouve ça plutôt sympa parce que j’essaie de concilier les deux et que j’aime faire plaisir et faire des cadeaux. D’ailleurs je m’y prends souvent très en avance quand je sais qu’un anniversaire ou Noël, ou une occasion quelle qu’elle soit approche…

Bref, tout ça pour dire que mon bébé rose va être bien gâté pour son anniversaire, et que je vais pouvoir jouer à la poupée. Avec elle.

Je vais lui prêter quand même, je ne suis pas vache… 🙂

Allez, avouez que vous aussi, vous vous faites plaisir !

Et maintenant ?

Je vous parlais dimanche, ici, des choses mêmes les plus banales, que le fait d’avoir des enfants avaient pu changer, et du fait qu’on ne s’en rendait pas compte AVANT.

Alors je me suis dit qu’il serait judicieux de vous préparer un article pour vous parler de ce qui a changé et que vous ne connaissiez pas avant, et qui fait que malgré tout ce qu’on dit, lit, entend, on fait toujours des enfants…

Et puis, il est important de ne pas dégoûter ceux qui ne connaissent pas encore ces joies ! Si on devait s’arrêter à des nez morveux à moucher, à des nuits sans sommeil, à une maison qui n’en est plus une… on ne ferait rien non ? Ce sont les choses de la vie après tout…

Donc maintenant, tu es préoccupée par le bonheur des tes nains, par leur santé, par leur bien-être, par leur garde-robe, par leur alimentation. Toi, tu passes après. Et chaque chose positive t’apporte un peu de bonheur.

Oui, parce que maintenant, tu sais te réjouir de peu. Une nuit sans toux, une soirée sans cri, un repas sans négociation, une semaine sans voir ton/tes médecin(s)… Ô joie !

Tu es fière. Lorsqu’il dit bonjour, au revoir, merci, pardon, mets sa main devant sa bouche…naturellement ; lorsque tu regardes ses évaluations avec des 🙂 , lorsque tu te rends compte que, oui tu répètes 50 fois les mêmes choses, oui parfois tu t’énerves, oui parfois tu n’es pas marrante, mais que ça n’a pas servi à rien. Tu es fière, pour pas grand chose parfois, mais pourtant pour toi « ça veut dire beaucoup » comme dirait France Gall !

Tu es devenue plus exigeante mais aussi plus tolérante, avec lui, et avec toi-même. Il n’en veut pas mais il goûte. Il a une tache sur son t-shirt, tant pis. Le frigo est vide, il mangera des pâtes ce soir, et des légumes demain quand j’aurais eu le temps de faire les courses.

Tolérante aussi avec ton corps. Oui tu as peut-être gardé un peu de ton bidou, mais ce n’est que la marque d’un événement qui t’a transformée, et quel événement !

Ta maison ne ressemble plus à rien certes mais… entendre leurs éclats de rire n’a pas de prix ! Et puis un jour, ils apprennent à ranger. Si, si, je veux y croire. Le grand commence d’ailleurs, si si. Parfois.

Là par exemple, sur cette photo de qualité pire que moche, au lieu de pleurer de l’état de la chambre, tu te réjouis qu’elle se mette à apprécier la lecture 🙂

Tu apprécies de ne rien faire, de ne rien dire, tu apprécies RIEN. Alors qu’avant un rien t’ennuyait.

Tu sais maintenant ce que veut dire « L’amour rend aveugle » ( je parle d’enfants, pas de mariage, ça viendra sûrement…) parce que si tu trouvais que les bébés étaient tous plus ou moins vilains, à quelques exceptions près ( les bébés Corolle ne compte pas ) petits, fragiles mais touchants, les tiens te paraissent les plus beaux, magnifiques, juste parfaits. Et tu essaies de ne pas trop le dire. Mais un peu parce que tu ne peux pas faire autrement quand même.

Maintenant tu sais ce que c’est d’aimer de façon inconditionnelle, pour de vrai. Tu comprends que tu peux être vraiment fâché contre quelqu’un, mais que quelle qu’en soit la raison, ça ne changera rien. Inconditionnel je te dis. Tu es leur première fan, fais-toi à l’idée.

Aujourd’hui, sans eux tu ne ferais rien… parce qu’aujourd’hui ta vie c’est eux. Avant tout.

Oui on est femme/homme, oui on a une vie en tant que nous, on travaille ou pas, on a une vie sociale ou pas.

Mais aujourd’hui, et plus jamais, tu ne seras comme avant.

Parce qu’aujourd’hui, tu es maman/papa, justement.

Vous pouvez aller lire les histoires de maternité d’Anne-Claire sur son blog Bonjour1sourire :

ici : J’veux un bébé !

ici: J’suis enceinte !

et ici : Faire-part de naissance

 

Avant…

Vous avez sûrement remarqué vous aussi, comme devenir maman change la vie oui, mais même la perception que l’on a de certaines choses, parfois très banales. Je le savais aussi, mais j’ai réalisé hier à quel point en rangeant mes courses (merci le drive). Et j’ai donc commencé à réfléchir à toutes ces choses auxquelles on ne fait pas attention et à celles qui finalement auraient méritées d’être appréciées… AVANT. Le liste est non exhaustive bien sûr…

Avant, tu ne frôlais pas la crise d’angoisse lorsque sur une boîte de céréales ou de chocolat en poudre tu lisais « encore plus de vitamines » ou « aux 7 vitamines ».

Avant, tu n’aimais pas repasser, tu en avais toujours trop, finalement aujourd’hui tu repenses avec nostalgie à cette petite heure hebdomadaire…

Avant, tu n’aimais pas aller faire les courses, et puis toute seule en plus…pas drôle. Aujourd’hui, tu passes la porte de chez toi, seule, ne serait-ce que pour aller chercher du pain, tu te sens libre, tu apprécies la pluie, le vent, le silence ou la musique à fond dans la voiture, tu regardes les gens, le pain, tu marches à ton rythme, tu traverses n’importe où (ou presque)…

Avant, tu faisais le ménage chez toi une fois par semaine, tu y passais une demi-journée. Aujourd’hui, ta maison est propre et rangée maximum une demi-journée au total sur la semaine, alors que tu fais le ménage deux ou trois fois.

Avant ton corps t’appartenait, tu étais pudique et n’avait pas conscience que l’intimité était une chance. Mais ça c’était avant. Aujourd’hui tu sors de ta douche, on t’attend derrière la porte, on déboule dans ta chambre comme dans un moulin lorsque tu as les fesses à l’air juste comme ça, on te saute dessus dès que tu t’assieds (enfin), on t’écrase et laboure mais c’est pour un câlin, on t’écarte ton haut, pour regarder ce qu’il contient…

Avant tu aimais te poser et te reposer le weekend, aujourd’hui il FAUT sortir, au risque d’y laisser ta peau et ta déco.

Avant tu pouvais prendre tes repas à n’importe quelle heure, improviser un je-ne-sais-quoi avec un pas-grand-chose-qui-traîne-dans-ton-frigo, aujourd’hui tu essaies d’apprendre par cœur le contenu de ton frigo, tu prépares les repas dans ta tête pour être prête lorsque tu passes la porte de la cuisine et lorsque tu ne sais pas, c’est l’angoisse familiale !

Avant tu pensais au jour où tu entendrais ton premier « maman », aujourd’hui tu t’entends répondre ce qui t’énervait au plus haut point à l’époque où tu appelais la tienne à savoir : « elle eeeeeest partiiiiiiie », et tu souris.

Avant tu t’imaginais faire du dessin avec tes enfants, ces grands moments de complicité partagés. Aujourd’hui, tu appréhendes le moment de devoir leur poncer laver les mains, tu maudis ces saloperies feutres qui ne partent pas de leurs petites pognes potelées (quand ce n’est pas sur le visage) , et tu te rends compte une fois rentrée de l’école et de la garderie que tu avais encore des gommettes collées sur tes vêtements.

Avant tu lisais des chapitres, aujourd’hui tu lis des paragraphes. Ou tu dors.

Avant en fin de journée tu pouvais appeler tes copines, ta famille, prendre des nouvelles, avoir une vie sociale même avec les personnes que tu ne vois pas à l’école/à la garderie/à Carrefour. Aujourd’hui, tu joues à Piratatak.

Allez, j’arrête…parce qu’avant, je n’avais pas d’enfant. ❤

Et en bonus, une photo exclusive de la pile de linge qui m’attend…

Oui, d’accord, j’avoue, cette semaine je me suis un peu laissée dépasser, je crois que je bats mon propre record… Mais je tiens à préciser, qu’il y a trois grosses serviettes de toilette pliées dans la masse, juste sous la jambe de survêtement nainesque gris et la jambe de pantalon en velours bordeaux, vers le milieu de la pile. Et puis un tour de lit aussi, vous la voyez la ficelle vers le tiers en partant du bas non ? Oh et puis c’est surtout des vêtements de nains, et je ne repasse pas les pyjamas…

D’accord j’arrête d’essayer de me rassurer, elle fait peur. J’y vais. Adieu et bon dimanche.

Vous pouvez aller lire les histoires de maternité d’Anne-Claire sur son blog Bonjour1sourire :

ici : J’veux un bébé !

ici: J’suis enceinte !

et ici : Faire-part de naissance

Mais elle a un sèche-linge, et ne repasse pas, ELLE !

Je l’aime…

Il est grand, 1m60 quand même, ça peut paraître peu pour vous mais pas pour moi.
Quand je repense à ceux que j’ai connus avant… je sens bien la différence !

Il est fort. On sent tout de suite qu’il est solide, que l’on peut se reposer sur lui sans crainte.
C’est important. Quand on est jeune, l’instabilité amuse, mais avec l’âge, les enfants… On apprécie moins.

Il est chaleureux.
Toujours là, toujours prêt à m’accueillir, me réconforter, me soutenir, je me blottis contre lui, et ce, même lorsque je suis fatiguée ou même malade.
D’autres pourraient m’envoyer sur le canapé, lui non. Il est là, toujours.

Quand je ne suis pas là, lorsque nous ne partons ne serait-ce que quelques jours, il me manque.
Au point d’avoir du mal à trouver le sommeil les premiers jours, j’ai même mal parfois… puis je m’habitue.
Mais j’ai toujours hâte de le retrouver à mon retour !
Son odeur, sa chaleur, son côté tendre et solide à la fois.

Ah j’oubliais !
Je peux lui confier pleins de choses ! Importantes ou pas, des souvenirs, il garde tout pour lui précieusement.
Et ça c’est vraiment exceptionnel ! Peu le font !

Nous ne passons pas assez souvent de longs moments ensemble.
Surtout maintenant que nous avons des enfants, ou alors rarement en tête à tête.
C’est différent quand nous ne sommes pas seuls…

Nous passons ces instants à lire, écouter de la musique, regarder la télévision parfois, ou juste à dormir.
Il ne s’en lasse pas, jamais.

Aujourd’hui, si j’écris cet article, c’est parce qu’à l’heure qu’il est, j’ai envie de tout quitter pour le rejoindre.
Mais je ne peux décemment pas laisser mes enfants, un mercredi en plus, pour aller me recoucher.

Alors j’attendrai ce soir, pour aller retrouver celui avec qui je partage mes nuits : mon lit.

 »

Quand je dis qu’on peut lui confier plein de choses… et qu’il y en a peu qui le font !

Date de péremption ?

Non, je ne vous parlerai pas ici d’alimentation et du débat plutôt en vogue sur les fameuses DLUO et DLC qui décorent les produits de supermarchés.

Je vais vous raconter une petite anecdote vécue pas plus tard que dimanche.

C’est une première dans ce contexte, mais pas si l’on considère tous contextes confondus.

Ce dimanche, jour du premier tour des élections municipales, je suis allée accomplir mon droit et devoir de citoyenne.

N’étant pas très enthousiaste à l’idée d’y aller seule, nous nous sommes déplacés en famille, optant pour la solution un parent/un enfant ou plus exactement l’équipe des filles contre l’équipe des garçons. Enfants briefés avant de descendre de la voiture sur le comportement à adopter, nous nous lançons : et là, tu apprécies (ou pas) de te faire dévisager, tu souris, tu te rends compte que tu ne connais pas le quart des gens de ton quartier, tu te demandes comment tu peux bien ne jamais les avoir ne serait-ce que croisés mais bref… tu franchis les différentes étapes qui te mènent vers le but ultime, ton  » a voté ! ».

Je t’épargne donc ces étapes, lecteur, puisque tu es sûrement un habitué des bureaux de vote.

Nous nous retrouvons à faire la chenille, dans un presque silence dérangeant, à se faire observer, encore. Et c’est là, au moment où l’équipe des garçons atteint le but en tête, que la question des dates de péremption s’est imposée à moi.

En effet, c’est alors que nous étions nous aussi, l’équipe des filles, sur le point d’en finir que nous nous sommes vues devancer par un vieil homme. Grand, 75/85 ans, une canne, apparemment muet mais ni sourd ni aveugle. C’est sans un mot qu’il est venu se placer devant nous, aucun, rien. Sans même un regard non plus. C’est la première fois je crois, que je me rends compte que l’agressivité peut ne passer ni par les mots ni par le regard ni même par un comportement spécifique, mais juste par une façon d’être. Il se tenait simplement debout, s’est déplacé sans bruit, rien à signaler. Mais moi, j’ai ressenti une vraie agressivité.

Je vous avoue que je ne me suis jamais posé la question des passages prioritaires lors d’une attente devant une urne.
Mais je n’ai jamais eu à attendre de cette façon non plus. Erreur tactique quant au choix de l’horaire… (à revoir pour les prochaines élections !)

Ce que je n’ai pas compris, c’est simplement pourquoi il ne l’a pas fait avec un sourire ou un simple regard ?
C’est avec sourire que je lui aurais fait une place, ainsi qu’à sa femme qui l’a rejoint en se faisant toute petite.

Sous prétexte qu’il a un certain âge, il aurait le droit d’être impoli, désagréable et méprisant ?

Et c’est là, que j’ai tilté !

Ce n’est pas la première fois que nous constatons que des personnes âgées (qui si facilement assomment les jeunes d’être mal élevés, sans éducation… les jeunes, un autre débat !) ont un comportement de ce type. J’ai toujours respecté les personnes âgées, elles ont leur âge après tout ! Mais j’avoue que de voir comme certaines sont elles-mêmes très mal élevées et irrespectueuses des autres générations, je finis par me dire que les règles de politesse doivent avoir leurs propres dates de péremption.
Attention, je ne fais pas de généralités car j’en connais de très respectables, sympathiques et bienveillantes. Mais personnellement, quand j’essaie d’inculquer à mes enfants qu’il faut respecter les gens en général, et les personnes âgées pour ce qu’elles sont et représentent, et bien moi ça me choque et ça me fâche…

Rassurez-vous, je ne poste pas cet article depuis la file d’attente du bureau de vote, l’équipe des filles a malgré tout rejoint l’équipe des garçons qui avait, du fait de ce petit événement, pris une bonne avance et nous attendait dehors, au soleil…

Je vous passe l’épisode de mon bébé rose de presque 2 ans qui, à ma grande surprise car je ne l’avais vraiment pas vu venir, s’amusait à passer d’un isoloir à l’autre (heureusement celui de son père) parce que c’est trop chouette, c’est juste la bonne hauteur et qu’en plus il faut lever la jambe, et qu’elle y arrivait toute seule !

Ainsi que l’épisode de la femme d’une soixantaine d’années, derrière nous dans la file d’attente, et qui nous dispensait ses commentaires pesants et déplacés concernant le comportement du vieil homme, sans se rendre compte au passage qu’elle était elle aussi mal élevée, violente et à la limite de la vulgarité…  » C’est moche de vieillir, si un jour je suis comme ça, tuez-moi ! » Et bien voilà madame, tu as déjà dépassé le degré que l’on peut tolérer je crois !

Finalement, ce n’est pas forcément mal de ne pas connaître TOUT son quartier, si ?