De la difficulté d’être maman quand le monde devient fou…

C’est abasourdie et mal à l’aise que je suis les événements de ces derniers jours.

J’ai toujours été sensible à ces actes terrifiants qui frappent soudainement, mais c’est la première fois que je me trouve dans cette situation avec un enfant en âge d’entendre et de comprendre (ou pas justement) ce qui se passe. Que je dois le protéger de cette réalité de notre monde, mais aussi lui expliquer, ne pas l’inquiéter davantage, le rassurer, lui donner les informations dont il a besoin en pesant mes mots et laissant la conversation ouverte pour les questions qu’il pourrait avoir. Et trouver des réponses. Trouver les limites de son âge. Entre ne rien dire et tout expliquer, donner des informations et expliquer les émotions, les mouvements du pays, les images, les mots compliqués quand on a même pas 6 ans : « terrorisme », « attentat », « liberté d’expression » et « liberté de la presse », « rendre hommage »…

Ces événements m’amènent à me poser des questions sur mon rôle de maman et ce n’est pas simple.

Lui dire ou pas. J’ai fait le choix de lui dire, de lui parler, j’ai préféré le faire avec mes mots plutôt qu’il entende des mots que je n’aurais pu entendre avec lui.

Je lui ai donc expliqué mercredi soir, en bafouillant, puis nous avons à nouveau abordé le sujet hier soir, suite à la minute de silence faite hier midi à l’école.

Je me suis aidée du Petit quotidien diffusé gratuitement pour les enfants de 6 à 10 ans que vous trouverez ici si nous ne l’avez pas déjà téléchargé.

Je lui ai expliqué les mots, je lui ai dit l’ampleur et la gravité, je lui ai dit l’absurdité et je lui ai dit que nous avions tous des droits, dont celui de s’exprimer, même lui. Et que peu importe les propos, une telle réponse n’est jamais jamais jamais justifiée.

J’ai cherché mes mots, je lui ai expliqué que ce n’était pas facile de lui expliquer toutes ces choses qui nous ont tous choqués, alors qu’il fallait qu’il n’hésite pas à nous poser ses questions, à nous demander de lui expliquer un mot qu’il ne connaît ou ne comprend pas bien.

J’ai fait de mon mieux. Il n’a pas eu l’air choqué, étonné, rien. Je le regarde, je les regarde, je veille sur eux. Et je me demande dans quel monde ils vont grandir.

Depuis mercredi je me sentais mal sans savoir expliquer clairement ce mal-être. Et j’ai entendu une jeune femme interviewée devant les locaux de Charlie Hebdo parler de ce mal-être. Et j’en ai discuté avec des personnes autour de moi, qui ressentaient ce même malaise. Nous avons tous été touchés par ces horreurs, pour des raisons variées et personnelles, c’est bien d’en parler.

Hier après-midi avait lieu le premier atelier de l’année 2015 de la Fabrike pour bébé (je vous en parlais ici, c’était le lundi à l’époque) j’ai hésité à y aller, je me demandais ce que j’allais pouvoir écrire dans de pareilles circonstances. Et puis je me suis dit qu’écrire serait un bon moyen d’extérioriser des émotions, alors j’y suis allée, pour m’aérer.

Après avoir échangé sur ces sujets d’actualité, Dominique ( l’animatrice dont vous pouvez suivre les écrits ici) nous a proposé d’écrire sur le thème des vœux pour ce début d’année. Nous avons tiré chacune un petit papier nous indiquant un auteur et un destinataire de ces vœux. J’ai tiré les vœux du « Ravi de la crèche à maman ».

Vous devez vous demander pourquoi j’évoque cet atelier dans cet article. Mon état d’esprit, l’actualité, les échanges que nous avons eus ont influencé mon texte, les retours ont été positifs et l’idée de le publier m’a été soumise. Au départ, je n’étais pas convaincue, puis finalement si. Je vais le publier. Je n’ai pas pu le lire, je crois que le malaise que je ressentais depuis la veille a fini par me submerger et j’ai été incapable de lire ce texte, c’est la première fois que cela m’arrive, ce n’est pas moi qui ait lu mon texte. Alors je vous propose de le lire…

« Maman,

quelle que tu sois, où que tu sois et quelle que soit ta religion car toutes me ravissent, pour cette nouvelle année je te souhaite du courage.

Jésus semble être un enfant sage d’où je le vois mais j’imagine que les tiens ne le sont peut-être pas toujours.

Regarde-moi, je suis le ravi de la crèche, l’idiot du village, tout le monde plaint encore ma mère. Malgré son éducation, me voilà simple et innocent.

Voilà pourquoi je te souhaite beaucoup de courage pour cette nouvelle année et pour les suivantes aussi car je ne t’écrirai probablement pas l’an prochain, il va t’en falloir du courage pour éduquer tes enfants, leur inculquer ou plutôt leur offrir des valeurs, de bonnes.

Il n’y a pas la télévision dans la crèche, mais j’ai vu sur internet que le monde semble devenir fou.

Et c’est à toi, Maman (mais passe le message à Papa aussi) de protéger tes enfants et de leur montrer le bon chemin, celui de la liberté, de la paix et de la sérénité grâce à l’amour, au respect et à la communication. C’est difficile de protéger et d’expliquer, mais tu sauras faire de ton mieux, c’est ce que font toutes les mamans paraît-il.

Je te souhaite de te pardonner tes erreurs, tout le monde en fait, c’est presque inévitable, ils te pardonneront, pardonne-leur également. Mais ne baisse pas les bras, certaines choses méritent qu’on s’y tienne.

D’ailleurs, je te souhaite aussi quelques longues nuits de sommeil, te conseille une alimentation équilibrée et diversifiée pour les apports en vitamines, elles seront nécessaires, et plein d’amour et de tendresse à partager avec tes enfants et tes proches.

Allez bisous et bonne année.

PS: Tu trouveras ci-joint une bouteille de gel hydroalcoolique contre les microbes.

Rabi le ravi. »

J’ai mis quelques touches d’humour qui n’ont pas réussi à me toucher vraiment…

A nous de faire de nos enfants des gens ouverts, aimants, tolérants, pour qu’ils aient les bonnes armes, celles qui ne font pas couler de sang.

Je finis cet article en apprenant une seconde prise d’otages, femmes et enfants… j’ai mal au ventre et je pense à toutes les familles qui vivent aux alentours, aux proches des otages qui vivent des moments terribles, aux parents qui attendent de retrouver leurs enfants partis à l’école ou au travail ce matin comme chaque matin et aux forces de l’ordre qui risquent leurs vies pour notre sécurité. Courage et merci.

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Noël hier, Noël aujourd’hui.

Je ne me souviens pas de Noël à 5, à l’exception d’un jeu de petits chevaux, avec lequel je me rappelle avoir joué avec mon papa. Probablement l’un des derniers Noël auquel il a assisté.

Je me souviens ensuite que chaque année, tout se passait à peu près de la même façon.
Une vraie tradition en quelque sorte, notre tradition.

Nous nous retrouvions autour de maman,
dans un mélange de récits de nos petites vies respectives.
Cheminée allumée, sapin décoré avec ma sœur.
Je choisis mes flûtes préférées dans l’armoire,
de jolies flûtes en verre, gravées.
Je les ai d’ailleurs récupérées en souvenir de ces précieux moments.

Maman en cuisine,
Mon frère arrivera plus tard, il travaille.
Chacun avaient prévu ses cadeaux pour les autres et les déposaient au pied du sapin avant de prendre l’apéritif.

Mon frère me taquinait, essayait de regarder à qui s’adressait chaque paquet.

A l’époque, chacun cherchait de son côté ce qui pourrait plaire aux autres.
Il me semble qu’il n’y avait pas les mêmes préoccupations de budget et de crainte que ça ne plaise pas aujourd’hui.
Chacun offrait ce qu’il pouvait, en essayant de faire au mieux,
et il y avait de vraies surprises à l’ouverture des cadeaux.

Après un apéritif devant la cheminée, nous dînions dans la salle à manger de cette si belle maison de mon enfance.

L’ouverture des cadeaux se faisait à l’apéritif ou après le dîner.
Puis, minuit passé, nous allions nous coucher, repus et satisfaits.

 

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Je me rends compte aujourd’hui de l’importance de ces moments, de leur qualité, de leur singularité.
Grâce à ce qu’il m’en reste aujourd’hui.

Ils font partis des souvenirs de notre « tradition familiale » à nous, après le décès de mon papa, nous nous sommes créé notre propre tradition de réveillon de Noël, qui soude une famille.

Le 25 était différent, nous allions la plupart du temps chez mes grands-parents, avec oncles, tantes et cousins. Une autre ambiance, familiale aussi, mais plus large.

Maman nous a offert ça, et c’est ce que j’aimerais transmettre à mes enfants.

C’est aujourd’hui que je suis maman à mon tour, que je me rends compte comme c’est difficile.
J’essaye d’inventer des “rituels de Noël”, qui pourraient revenir chaque année.

Mais à vouloir trop en faire est-ce qu’on en perd pas un peu de magie?
Je me dis que mes enfants sont encore petits,
que c’est en grandissant qu’ils se rendront compte eux aussi.

Donc je m’efforce, malgré la nostalgie de cette période de l’année, et la peur qu’ils n’en gardent rien, de leur faire partager un peu de cette magie de Noël.

Aujourd’hui, la magie de mon enfance a laissé place à la magie de voir leurs yeux briller devant les décorations, à la simple évocation du jour J qui approche à grand pas et de la venue tant attendue du Père Noël…

Aujourd’hui, Noël n’a d’autre but que de leur permettre de rêver, et de voir leurs regards émerveillés en découvrant les cadeaux tant espérés.

Et à bien y réfléchir, n’est-ce pas ça le plus important?

Les laisser vivre les choses comme ils les ressentent eux, pour qu’ils se souviennent avec leurs yeux, leurs émotions…

Ils se souviendront peut-être que papa essayait en vint de caler le sapin bancal, que maman passait un temps fou dans la cuisine 2 semaines à l’avance pour préparer la bûche elle-même, de ce robot (pas beau) qu’il espérait tellement, de cette poupée qui a surtout fait plaisir à maman…

Et finalement, peu importe, le temps fera son oeuvre, du moment qu’ils se souviennent…

 

C’est un fait…

On me dit que mon Bébé rose me ressemble quasi chaque jour.

Je la trouve tellement mignonne que je suis un peu gênée.

Moi j’ai surtout trouvé qu’elle ressemblait à ma maman.

En même, je ressemble à ma maman aussi apparemment.

Il y a comme une logique dans tout ça non ?

Bref, toujours est-il qu’hier, cherchant une photo de moi bébé à publier sur Facebook pour répondre à une nomination ( de ma belle-sœur ! ),

je suis tombée de ma chaise en revoyant ces photos.

Je vous laisse juger par vous-même :

Alors, ressemble ou ressemble pas ?

Mon mal #2

Comme je vous l’annonçais dans mon dernier article,

je souffre d’incontinence verbale ou diarrhée verbale.

Je parle trop.

Aujourd’hui j’essaye de me soigner, car je me suis aperçue, ces derniers mois surtout, que ça pouvait vraiment me desservir.

Attention, je ne parle pas de  » n’importe quoi  » quand je m’adresse à  » n’importe qui « .

Je ne partage pas les confidences confidentielles que l’on peut me faire.

Mais je raconte n’importe quoi sur n’importe quoi, et raconte assez facilement ce qui peut m’arriver.

C’est déjà ça, personne d’autre que moi n’est victime de mon mal.

Des exemples ?

Samedi dernier, je suis allée à La Poste pour affranchir une enveloppe (déjà là, je fais cours, mais je m’y suis prise à deux fois, parce que j’aurais pu vous expliquer que j’avais promis à quelqu’un de lui imprimer des recettes et de lui envoyer depuis un sacré moment et que je ne l’avais pas fait et qu’elle m’avait dit qu’elle voulait s’en servir fin mai et donc je n’avais plus le temps d’attendre, je devais absolument m’en occuper ! ) Donc. Arrivée devant la machine à affranchir, et le tarif indiqué, j’ai pris un malin plaisir à me venger de toutes les fois où cette ### de machine m’a rendu la monnaie sur 2€ en pièces de 1 et 2 centimes : je lui ai donné, en souriant, 1€65 ou plus exactement les 65 centimes, en petites pièces de centimes. NIAC NIAC NIAC. Je tenais ma vengeance. Sauf que. La machine ne m’a pas sorti ma vignette, mais deux demi vignettes… Oui, je vous l’accorde, moi aussi j’ai… Et  je l’ai raconté à tous les gens que j’ai vu pendant 2 jours ( au moins ! )

Voilà un exemple plutôt marrant.

On m’a récemment dit que ma vie ressemblait à un sketch, parfois, j’ai la même impression 🙂

Les fois où je le vis moins bien, c’est lorsque je parle de choses qui m’énervent, me rendent triste, que je n’ai pas le trop le moral ( comme ça arrive à tout le monde je pense… ) ou que je finis par me justifier de certaines choses alors que je ne devrais pas le faire. Là c’est plus compliqué.

Du fait de cette incontinence, je pense que les gens ne font pas toujours la différence entre ce que je dis pour demander un conseil par exemple, ou ce que je dis comme ça, parce que parfois, on dit les choses comme ça, sans attendre de solution, d’avis ou de jugement. Enfin moi en tout cas. Ce qui me gène là-dedans, c’est que dans ces cas-là, je me sens enfermée dans ce qui ne va pas. Parfois on a besoin d’en discuter, et parfois on a juste besoin de  » dire « , d’en parler. En gros, ça va faire grincer des dents, mais je râle, ou plutôt j’extériorise, essayez, ça fait du bien !

Une idée cadeau ?? lol

Paradoxalement, le peu de fois où j’essaye de tenir ma langue, on pense qu’il y a un problème, que ça ne va pas, ou que je suis fâchée. Mais non, je me soigne. Enfin, j’essaye.

 

Bref, j’ai rappelé mon psy.

 

 

Mon mal

Je crois pouvoir dire que je n ‘ai pas toujours été comme ça.

Enfant, c’était même plutôt l’inverse si je me souviens bien,
en tous cas hors du cadre familial restreint et de mes copines.

Mais en grandissant, ce mal m’a pris.

Plus jeune, ça ne me dérangeait pas, parfois j’en constatais les effets en lisant les appréciations de mes professeurs sur mes bulletins,
mais ça ne m’a jamais vraiment handicapée, j’avais même des résultats corrects.

C’est aujourd’hui, maintenant que je suis adulte et maman, que je me rends compte de ces effets négatifs.

Cette annonce risque d’étonner les lecteurs qui ne me connaissent pas, mais pas les personnes qui me connaissent bien.
Les rassurées peut-être, de savoir que je sais et que je compte ( essayer de ) me soigner.

J’essaye parfois, mais ça n’est pas toujours compris.

Alors je rechute…

Allez, je me lance :

Je souffre d’incontinence verbale, ou diarrhée verbale.

Enfin je parle trop quoi.

Voilà, vous savez.

Ne souriez pas, un peu de respect voyons !

Merci de votre compréhension.

Et à bientôt, pour vous expliquer mon quotidien avec cette drôle de maladie.

 

Mardi tout doux #10

Je pense que beaucoup d’articles aborderont ce sujet ces jours-ci, mais je ne pouvais pas vous préparer un mardi tout doux sur un autre sujet que celui de la fête des mères de ce dimanche ! Je vous l’ai dit, je suis régulièrement toute chamallow donc là forcément, vous pensez bien que je n’ai pas pu faire autrement…

Mon grand nain me parle de la fête des mères depuis un moment, me demandant si je voulais qu’il me récite le poème. Non bien sûr ! Pas avant le jour J ! L’attente a été longue !

Pour ce qui est de la surprise, il restait muet en revanche ! Je l’ai taquiné, mais il n’a rien lâché, et tant mieux car je ne l’aurais pas voulu…

Le jour J donc…

Dimanche matin, un peu avant 8h, j’entends mon grand petit garçon ouvrir sa porte de chambre, puis la refermer.

Puis la rouvrir, ouvrir pas discrètement du tout mais il essayait c’est l’essentiel la nôtre, puis la refermer toujours pas discrètement. Rouvrir la sienne, fouiller dans sa chambre (dans laquelle il avait caché mon cadeau pour être sûr que je ne le trouve pas ) et revenir ouvrir notre porte.

Il m’a alors gratifié d’un  » Bonjouuuuur  » et d’un  » ça vaaaaa ???  » pas tout à fait innocent, puis enfin le moment qu’il attendait…  » Bonne fête Mamannnnnn « . Et hop, mon cadeau, dans un petit sac en papier type Kraft.

Ce suspennnnnnse… Vous ne tenez plus hein ?

Alors à l’intérieur, j’y ai trouvé un jolie carte, et un petit cadeau bien emballé : une broche en forme de fleur, en papier. Photos ?

C’est mignon non ?

Le mieux, c’est d’entendre mon petit loulou me réciter le poème, avec sa petite voix cassée de ces derniers jours, je fonds…

Mais ce n’est pas tout, je dois avouer que j’avais eu une avance sur cadeau il y a quelques semaines lorsque nous avions passé notre journée à Carcassonne et Saint-Ferréol. J’avais craqué sur un joli sac à main en cuir dans une petite boutique de la cité, Monsieur en avait en plus bien négocié le prix… Photo ?

Et ce n’est encore pas tout… Oui j’ai été gâtée !
Nous sommes allés chez Kiko samedi matin voir les vernis à ongles, j’en mets moins l’hiver, et mes préférés de l’été dernier étant en fin de flacon, c’était une idée cadeau petit prix… Et j’avais également besoin d’une pince à épiler ( j’ai égaré la mienne, mais maintenant que j’en ai une nouvelle, elle va réapparaître c’est certain non ? ) et ils m’ont donc offert un petit kit Babyliss comprenant une pince à épiler, une lime et un coupe-ongle, le tout avec un décor très fille ! Photo ?

Mais moi, ce que je préfère ces jours-là, c’est de les regarder faire, de voir le mal qu’ils se donnent et comme ils s’appliquent pour vous apporter vos cadeaux, la façon dont ils guettent vos réactions… Mon loulou a passé sa journée à me dire que je rangeais bien, nettoyais bien la cuisine, à me proposer de l’aide, et m’a même dit en me voyant descendre après que j’ai pris une douche que j’étais  » belle comme un cœur »… C’est tellement mignon 🙂 Ma poulette elle, n’avait qu’un mot à la bouche :  » cadeau « . Au point qu’elle en a déballé un avant qu’ils ne me l’offrent, le grand avait les larmes aux yeux, il a fallu que Monsieur l’emballe une nouvelle fois.

De mon côté, j’adore cette journée où je vois mes petits si attentionnés, mais je garde toujours dans un coin de ma tête et de mon cœur un gros pincement en pensant à ma maman, à qui j’aurais tellement aimé faire un cadeau et offrir un beau bouquet de pivoines…

Et vous, avez-vous été gâtées ? Avez-vous gâté vos mamans ? Quel est le plus beau cadeau de fête des mères que vous ayez reçu ou offert ?

Voilà pour ma contribution aux mardis tout doux de Maman@home !

Accident

Définition du Larousse :

  • Événement fortuit qui a des effets plus ou moins dommageables pour les personnes ou pour les choses : Accident de la route.
  • Événement inattendu, non conforme à ce qu’on pouvait raisonnablement prévoir, mais qui ne le modifie pas fondamentalement : Un échec qui n’est qu’un accident dans une brillante carrière.

Il s’agit donc par définition de quelque chose que l’on ne peut pas anticiper. C’est une sorte de fatalité.

C’est quelque chose qu’on l’on redoute, encore plus souvent lorsqu’on est maman non ?

Ne vous sentez pas épargnés, nous sommes tous concernés. Nous sommes tous des victimes potentielles de ces hypothétiques accidents.

Je me suis rendu compte aujourd’hui, même si je le savais déjà, qu’on ne peut pas tout empêcher.

Je ne suis pas de ces mamans stressées dès que leur progéniture trébuche, se cogne…

On m’a à plusieurs reprises regardée de travers quand, au parc, mon fils de 2 ans environ, tombait, et que je n’arrivais pas en courant pour l’inspecter sous toutes les coutures. Je l’ai fait, au début, puis je me suis rendue compte que ça ne servait à rien, il ne pleurait pas, et m’envoyait même promener… Alors j’attendais, écoutais, regardais, lui demandais si ça allait et il repartait trotter comme un fou. Je ne dis pas que je n’ai jamais eu peur qu’il ne se fasse mal, je n’étais pas spécialement fière de me promener avec un petit bonhomme tout bosselé. Mais je le laissais gérer puisque c’est ce qui semblait lui convenir…

Ça ne signifie pas pour autant que je le laissais faire n’importe quoi, je lui fixais des limites, à 2 ans, il faut  » apprendre  » les dangers. Mais il arrivait très très bien à tomber juste en courant, et de préférence entre les parties de revêtement qui servent à amortir les chutes justement. Sinon ce n’est pas drôle !

Nous avons éviter les chutes dans les escaliers, nous avons mis une barrière, poser des interdits au sujet des fenêtres, des produits d’entretien, les choses évidentes me direz-vous.

Il s’est coincé les doigts dans la porte-fenêtre une fois, heureusement le joint en caoutchou faisait exactement l’épaisseur de ces si petits doigts, il n’a pas eu un bleu ! Bébé rose a préféré la porte de la cuisine, qui elle n’a pas de joint. Ouille.

Je me fâche assez régulièrement pour qu’ils ne viennent pas traîner dans la cuisine lorsque j’y suis occupée. Comme ce matin.

Je préparais le déjeuner, comme tous les jours, et de bonne heure car le lundi Bébé rose va à la garderie à 14h donc je lui fais faire la sieste avant. Comme souvent, elle me suivait, tournait, chantait, taquinait le chien. Jusqu’au moment où j’ai fini par me fâcher parce que ça devenait trop dangereux de la laisser faire. Je l’ai donc envoyé jouer dans le salon, ce qu’elle n’a pas apprécié puisque c’est à contre-cœur, en pleurant, qu’elle a fini par s’y résoudre. Me voilà donc toute à mon repas. Deux casseroles d’eau sur le feu, du riz, des œufs.

C’est au moment d’enlever la casserole du feu, que j’ai fait un pas en arrière et que je me suis aperçue que ma toute petite poulette se trouvait derrière moi, m’obligeant à stopper brusquement mon mouvement… et forcément, je n’ai pas pu empêcher l’eau de passer par-dessus la casserole. Je l’ai poussée, je ne sais pas comment, mais l’eau éclabousse… Sa tête. Elle s’est mise à hurler, je l’ai prise dans mes bras, me suis imaginé des choses horribles, des images terribles de son si joli petit visage, et je crois que là, vraiment, j’ai paniquée comme c’est rarement arrivée dans de pareils cas. Peut-être parce que cette fois le risque était différent des précédents…

J’ai regardé, mis un peu d’eau froide, mais n’y connaissant rien en brûlure, je ne savais pas quoi penser. J’ai appelé son papa, 11 fois. Puis je suis partie. Il ne semblait pas y avoir de marques importantes mais c’était au niveau de son œil donc j’étais d’autant plus inquiète. Après un bref passage à la pharmacie, où on m’a conseillé d’aller au urgences au cas où, puis une petite visite sur le lieu de travail de papa (ex-pompier) pour avoir son avis, nous sommes parties aux urgences. Angoisse.

Et je n’oublierai pas le regard de l’infirmier qui a daigné nous demander la raison de notre venue, après 20 minutes à patienter alors qu’il n’y avait personne devant nous ( la personne qui était là à notre arrivée nous a demandé d’attendre, c’est un autre qui est arrivé ensuite, c’était l’heure du déjeuner, donc j’imagine qu’il devait absolument prendre sa pause… ), cet infirmier donc, qui m’a regardé comme si j’avais été négligente. Ni plus ni moins. Comme si je ne m’étais pas rendu compte de la gravité de ce genre d’accidents, et comme si j’avais laissé ma fille jouer avec une casserole d’eau bouillante. Pardon mais… pauvre con.

Il a finalement appelé un médecin, qui a regardé, qui a dit  » oui on l’enregistre « , puis  » Surveillez, si ça gonfle il faut revenir ou voir un ophtalmo « , Pipette-Rose si elle se plaint. C’est tout. Donc on y est allé pour rien. Elle n’a rien. Rien de grave.

C’était un accident. Je m’étais fâchée, je savais que ça pouvait être dangereux qu’elle soit là, elle était sortie de la pièce. J’ai fait ce que je pouvais. Malheureusement, c’est arrivé. Heureusement, elle n’a rien. Quelle peur. Quelle horreur. Quel soulagement, quel bonheur. Quelle leçon.

Je fais partie de celle qui ont eu de la chance, un accident qui n’a pas pas été  » dommageable  » pour ma fille. Mais il existe des gens, des enfants qui n’ont pas cette chance. Je me souviens notamment d’un article que j’avais lu sur un blog ( pardon, à force de lire, avec le temps, je ne sais plus toujours d’où ils viennent, si tu te reconnais, fais-moi signe ! ) racontant l’accident arrivé à une petite puce, malgré les précautions prises par sa famille, qui s’était brûlée avec une tasse de café. Elle n’avait pas eu notre chance.

Je tire deux conclusions de ce qu’il nous est arrivé aujourd’hui :

Soyez vigilants, toujours, tout le temps. Ne lâchez rien.

Mais souvenez-vous qu’un accident… est un accident, qu’on ne peut pas tout éviter.

Et une troisième :

Et que les professionnels que vous allez consulter dans ces cas-là, ne vous connaissent pas, ne savent pas, n’ont peut-être jamais connu cette peur horrible, et qu’ils vous jugeront sans savoir que vous faites chaque jour tout ce que vous pouvez pour qu’ils n’arrivent rien à la prunelle de vos yeux. Mais que vous ne pouvez pas tout empêcher.